Les Pays-Bas exportent 65 % de leurs produits laitiers. Nos deux principaux pays destinataires sont l’Allemagne et la Belgique. Pour l’instant [NDLR : fin avril], les industriels font face aux chamboulements des marchés, dans le pays et en dehors, liés au coronavirus. Si c’est nécessaire, ils discuteront ensemble de la ligne de conduite à tenir. Ils l’ont déjà fait pour la gestion des dossiers phosphates et azote. Nous avons des informations tellement contradictoires sur l’évolution de l’épidémie que je n’y vois pas clair pour les prochains mois. Pour l’instant, notre prix de base est stable et les industriels ne nous demandent pas un effort sur les volumes. La France demande à la Commission de l’UE d’activer une réduction volontaire à l’échelle européenne. Cela peut être un bon système, mais tout dépend du montant de l’aide versée en contrepartie. Mes collègues et moi avons des charges fixes élevées (foncier, bâtiments). Si nous la jugeons insuffisante, c’est sûr, nous ne nous engagerons pas. L’autre frein à ce plan européen, pour les éleveurs néerlandais, est la réglementation environnementale. Des discussions redémarrent sur l’azote. Le risque, à leurs yeux, serait que cette réduction serve de nouvelle référence de cheptel.
« Ma vision sur les prochains mois n’est pas claire »
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