Le confinement ne change quasiment rien à notre quotidien. Mais nous voyons beaucoup moins de commerciaux passer sur l’exploitation. Nous sommes aussi prudents lors des visites indispensables chez le vétérinaire ou le concessionnaire. Le lycée étant fermé, Tom, mon second fils, reste à la maison. Il assure son travail scolaire le matin et l’après-midi, il nous aide sur l’exploitation. Les vaches sont sorties à l’herbe début avril. Ce premier pâturage a été compliqué, avec de fortes gelées matinales et un déficit hydrique. La pluie est ensuite revenue, ce qui nous a bien aidés. Concernant la baisse de production indemnisée par le Cniel en avril, je ne sais pas encore où nous nous situons car nous avons reçu des volumes supplémentaires en 2019 liés à l’installation de Bastien. J’ai quand même anticipé en réformant cinq vieilles vaches un peu plus tôt courant avril. Chez nous, des coopératives fromagères ont imposé des baisses de collecte, jusqu’à 30 %. J’espère que Sodiaal aura su se rattraper sur les segments qui sont porteurs aujourd’hui pour tenir le prix du lait. La seule chose positive de cette crise est le gasoil à 0,55 €/l.
« Le prix du gasoil est le seul bénéfice de cette crise »
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