À vraiment très court terme, je redoute plus l’impact de la baisse des cours du baril de pétrole sur le prix du lait que la crise du coronavirus. Les cotations de poudre de lait le suivent toujours de près. Mais pour l’instant, le prix du lait reste stable. J’espère que notre business, qui repose sur des produits à moyenne et longue durées de vie (cheddar, ingrédients laitiers, poudres infantiles), nous aidera à passer le cap de la récession qui s’annonce. Le confinement un peu partout en Europe intervient alors que l’Irlande est en plein pic de production. Ici, les restrictions se sont durcies le 25 mars avec, entre autres, l’interdiction de tout rassemblement public et pour nous, éleveurs, l’application de nouveaux protocoles : pas de contact, désinfection, etc. L’épidémie démarre en Irlande un petit peu plus tard que dans bon nombre de pays européens. Je pense que nous sommes prêts à lui faire face autant que nous le pouvons. »
« Notre pic de production se fait en pleine crise de coronavirus »
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