Le confinement décidé face au Covid-19 correspond au retour du beau temps. Dans les champs, beaucoup de retard s’est accumulé et je suis débordée. Heureusement, ma coopérative continue de fournir les approvisionnements. Les ETA ont également prévu de venir pour les chantiers d’ensilages d’herbe. Quant au suivi du troupeau, le travail doit être fait comme d’habitude.
Le virus ne change pas grand-chose, à l’exception des intervenants extérieurs qui se déplacent moins facilement à la ferme : le pédicure a, par exemple, annulé notre rendez-vous, mais le vétérinaire assure toujours les urgences, le marchand de bestiaux doit passer prendre deux vaches de réformes et le laitier ramasse le lait. Côté laiterie, ma crainte est surtout qu’elle soit en rupture d’approvisionnement pour tout ce qui concerne les emballages. Dans tous les cas, chacun s’organise pour que toutes ces interventions se fassent sans aucun contact physique afin d’éviter les contaminations : que ce soit à la coopérative pour récupérer les semences, ou à la clinique vétérinaire pour les traitements.
Le travail continue au jour le jour, un peu dans le flou pour les semaines à venir. C’est sûrement plus facile à vivre à la campagne, où nous avons le privilège d’être beaucoup moins exposés qu’en ville. Même si, comme tout le monde, je dois faire des courses et prendre le temps de surveiller les enfants, eux aussi confinés à la maison. Heureusement, ils sont assez grands (11 et 14 ans) pour se débrouiller seuls. »
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