Recruter un salarié devient aujourd’hui compliqué. J’ai anticipé le départ prochain de ma salariée en congé maternité. Conduire seul une activité laitière de plus de 500 000 litres est très prenant. Je ne veux pas avoir la tête dans le guidon durant l’absence de Marianne. Dès octobre, j’ai contacté un agent d’élevage pour qu’il la remplace jusqu’à la mi-juillet à raison de quatre jours de travail par semaine et un week-end sur trois d’astreinte. Il a opté pour le statut d’auto-entrepreneur. Plus souple, il le préfère à celui de salarié. Cela lui permettra de poursuivre ses collaborations avec d’autres collègues agriculteurs. Il me facturera ses heures. Même s’il a souscrit une assurance, je suis tenu de lui offrir de bonnes conditions de sécurité et de lui présenter le document unique d’évaluation des risques professionnels. Ses prestations seront un peu plus coûteuses que la rémunération de Marianne mais la sérénité quant à la ferme a un prix. À son retour, peut-être que je continuerai à faire appel à ce prestataire un week-end sur trois.
« Un auto-entrepreneur remplacera ma salariée en congé maternité »
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