Cela fait cinq ans que cela ne m’est pas arrivé. Depuis six mois, je n’utilise plus l’ouverture de crédit et n’ai plus de dettes fournisseurs. Il me reste tout de même trois ans de remboursement d’emprunt de consolidation fait durant la crise. Le prix du lait, en légère progression chaque année depuis 2017, apporte de la stabilité. L’État est enfin à jour de mon paiement de la MAE. Et surtout, mon prix du lait est boosté par les taux à 44,9 et 32,7 g/l de TB et TP sur les douze derniers mois. Le retour du maïs ensilage dans la ration fourragère a un effet très positif sur les taux. J’en profite pour autofinancer les petites réparations et quelques aménagements, et monter ma rémunération de 2 500 € à 2 700 € par mois. Elle n’avait pas augmenté depuis 2012. Il n’est pas question de repartir dans de grands investissements. Je préfère tirer les fruits du travail réalisé ces dix-huit dernières années. Et puis, il faut savoir rester prudent. L’année 2020 s’annonce stable, mais ensuite ?
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