Depuis des décennies, les conseillers ou les techniciens accompagnent les éleveurs en mode expert : ils transmettent leurs compétences techniques et économiques. Les choses changent. Les producteurs sont davantage regardés comme des apporteurs d'idées, d'expérience et... de compétences. En adaptant une toute nouvelle technique américaine d'échange et d'innovation, c'est l'idée que reprend la chambre d'agriculture de la Manche. En décembre, elle a organisé son deuxième BarCamp agricole.
Dans un BarCamp, pas de conférencier, pas d'expert, pas de spectateur mais des participants qui sont tout cela à la fois à tour de rôle. Chacun des 55 éleveurs et salariés agricoles venus à cette journée, consacrée à l'organisation du travail, ont choisi deux Camp sur les sept proposés. Chaque Camp aborde un sujet spécifique lié au thème de la journée. Ces ateliers sont répartis en petites salles, autour d'un ou deux animateurs et d'un témoin qui décrit son expérience personnelle sur le sujet.
« Utile à soi et aux autres »
« La seule règle du BarCamp est de créer les conditions les plus favorables aux échanges, à l'émergence d'idées, et au partage d'expériences. À partir de là, nous avons défini des modalités qui nous semblaient les plus adaptées pour libérer la parole de chacun », explique Isabelle Bennehard, de la chambre d'agriculture. Et ça marche. Dans chaque atelier, les échanges fusent. Les éleveurs repartent avec de nouvelles idées, de nouveaux projets et aussi le sentiment d'avoir apporté une expertise utile aux autres. L'initiative devrait être reprise en Bretagne dès l'année prochaine.
CAMILLE MICHEL
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