La Prospérité Fermière veut développer le lait bio pour réduire son approvisionnement extérieur. La coopérative du Pas-de-Calais collecte actuellement 6 Ml auprès de 24 producteurs et en achète autant à Biolait. « Six producteurs ont démarré leur conversion cette année, indique Patrick Meunier, le responsable de collecte. Notre objectif est de collecter 10 Ml en 2023. » Sans rompre la relation avec Biolait qui fournira les 2 à 3 Ml restants pour assurer un approvisionnement toute l’année. « Le lait bio participe à la segmentation de nos poudres. Nous avons en particulier une demande des chocolatiers. »
480 € de prix de base
La « Prospé » a traduit cette stratégie en septembre dernier par une réévaluation du prix de base : 480 €/1000 l pour les mois de septembre, octobre, novembre et décembre, contre 475 € de janvier à août. De plus, en décembre sera versé un complément de 5 €/1000 l aux prix de base des mois de janvier à août qui s’élevaient à 475 €. Le conseil d’administration devrait décider en décembre des prix de base de l’année 2021. En septembre a été également revue la grille de la qualité sanitaire dont l’application débutera le 1er janvier 2021. Les producteurs percevront 12 €/1 000 l si leur lait compte moins de 250 000 cellules, moins de 50 000 germes et moins de 1 000 spores butyriques.
Claire Hue
A lire aussi l’interview de trois adhérents
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »