Dans une conjoncture plus que morose, le BTPL veille à entretenir une dynamique laitière en proposant à ses adhérents de participer, une fois tous les deux ans, à des journées énergisantes. Les dernières ont eu lieu dans la Loire, à Saint-Étienne, les 19 et 20 novembre. Les éleveurs et éleveuses venus de différentes régions de France n'étaient pas là pour gémir sur leur sort. Alors que le prix du lait incite à des remises en question, ces professionnels au profil plutôt entreprenants étaient là pour échanger, partager leurs idées et identifier des pistes de réflexion en phase avec leurs projets ou leurs questionnements. « À l'occasion d'un départ à la retraite, notre Gaec est en train de se regrouper avec l'exploitation d'un voisin. Devons-nous rester à trois associés en valorisant l'outil existant ? Ou nous ouvrir à un quatrième associé pour nous libérer plus facilement ? Cette seconde perspective exige de prendre le risque financier lié à la construction d'un nouveau bâtiment », s'interrogeait ainsi une jeune agricultrice du Rhône.
Dans les six ateliers proposés, comme dans les huit visites d'exploitation, les éleveurs ont trouvé du grain à moudre dans les domaines techniques, économiques et humains. De quoi prendre du recul par rapport aux discours alarmistes ou aux modèles venus d'en haut. « On revient sur nos exploitations avec la pêche », témoignait un éleveur lorrain, originaire d'un secteur où la dynamique laitière est en berne.
ANNE BRÉHIER.
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