« Pour la troisième année consécutive, je sème 3 hectares de tournesol pour l‘ensilage. 2021 et 2022 ayant été climatiquement atypiques, je renouvelle l’expérience avec Agrial pour compléter mon avis sur le sujet. J’ai obtenu de 9,5 à 10 t de MS/ha en 2021, année plutôt arrosée, contre 13 à 14 t de MS en maïs ensilage. En 2022, année très sèche, les rendements sont tombés à 7 t de MS, contre 11 pour le maïs, mais, attention, en moyenne sur les 30 ha cultivés. Le tournesol introduit aussi une nouvelle culture dans la rotation. C’est à prendre en compte. Je cherche à diversifier les ressources fourragères sur mon exploitation qui n’est pas irriguée. L’été, à 30 ou 35 °C, il n’est plus question de pâturage : l’herbe ne pousse plus. À 2 kg de MS/vache/jour, l’ensilage de tournesol apporte un plus dans la ration. Il permet plus de lait, certes avec moins de taux, mais l’opération reste financièrement intéressante. Cet hiver, il a contribué à la digestibilité du maïs ensilage, qui l’était peu. Je ferai le bilan après le test de l’hiver 2023-2024. Peut-être que l’étape suivante sera d’en distribuer un peu plus longtemps. Il faut tout de même être prudent car l’effet sur la reproduction et l’état corporel n’a pas été mesuré. Le tournesol rentre dans ma stratégie plus globale d’adaptation au changement climatique. Je cultive 25 ha de méteil pour faire des stocks le printemps et je diversifie mes prairies pour favoriser leur résilience via plusieurs variétés de ray-grass anglais et trèfle blanc. J’ai également introduit la fétuque élevée. »
Claire Hue
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