L’alimentation du troupeau est le premier levier que les éleveurs peuvent actionner pour adapter leur coût de production aux variations des cours du lait. Parmi les 683 éleveurs laitiers ayant répondu au sondage, 67 % ont volontairement modifié l’alimentation de la vache depuis la baisse du prix du lait. Un tiers des producteurs n’ont pas changé leur ration depuis la crise laitière.
La majorité des éleveurs semble avoir opté pour des stratégies alimentaires plus économes (augmentation du pâturage, ajuster les achats de concentrés,…). 45 % d’entre eux sont prêts à faire baisser le niveau de production de leurs vaches pour dépenser moins. 14 % sont parvenus à baisser le coût de leur ration tout en maintenant la production individuelle. Tandis que 8 % ont fait le choix d’augmenter la production par vache par l’alimentation.
S’ensuit une baisse de la collecte
D’ailleurs, la modification des stratégies alimentaires s’est fait ressentir puisque selon l’institut de l’élevage, la collecte laitière n’a pas redémarré au printemps 2016. En partie à cause des conditions humides du printemps qui ont compliqué le pâturage. Après avoir reculé de - 0,5% en mars par rapport à 2015 et près de - 1% en avril (par rapport à 2015), elle enregistre une baisse de - 2% en mai qui s'accentue encore en juin. Toutefois, les éleveurs français maintiennent leur potentiel de production avec un cheptel à présent stabilisé (3,61 millions de têtes, - 0,9% par rapport à 2015), les nombreuses entrées de génisses compensant les réformes massives de ces derniers mois.
Sondage en ligne sur Web-agri en juillet 2016.
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