La réforme de l’assurance récolte vient d’être adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 12 janvier. Elle sera examinée par le Sénat en février pour une mise en place au 1er janvier 2023.
L’objectif de ce texte est de « créer la ceinture de sécurité des agriculteurs face aux accidents climatiques » - grêle, gel, sécheresse... - dont « la fréquence et l'intensité sont en augmentation », a indiqué le ministre de l'agriculture Julien Denormandie lors de l’examen à l’Assemblée.
Mais cette réforme ne vous convainc pas. À un sondage réalisé sur Web-agri du 7 au 15 décembre 2021 auprès de 632 répondants, vous étiez une majorité, 54,1 %, à juger que cette réforme ne servait qu’à enrichir les assureurs. 21,83 % d’entre vous étiez sceptiques et attendiez de voir concrètement son impact. Seuls 1,8 % des répondants pensaient qu’elle les inciterait à s’assurer davantage. Enfin 22,3 % d’entre vous n’aviez pas entendu parler de cette réforme.
En France, ce sont environ un tiers des agriculteurs qui sont couverts par un contrat d'assurance multirisque climatique. Pour beaucoup d’entre vous, comme pour Julien Dupuis, éleveur dans les Deux-Sèvres, souscrire à une assurance récolte ou une assurance prairie n’est pas rentable.
Et vous qu’en pensez vous ? Souscrivez-vous à une assurance récolte ou une assurance prairies ? Pourquoi ? Laissez-nous vos commentaires !
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