Les familles Fiévet, Sauvin et Dufort ont signé un pacte d'actionnaires qui leur confère 98,52 % du capital et 93,54 % des droits de vote de la holding Unibel, cotée à la bourse de Paris, et vont déposer une offre de rachat sur les actions restantes.
Ce pacte « met fin à l'ensemble des différends existant entre les membres du concert », avait précisé dans un communiqué mi-décembre Unibel, qui détient le groupe Bel à plus de 90 %.
En filigrane, les recours en justice de la société BBDE, présidée par l'ex-PDG de Bel, Bertrand Dufort, suite à l'opération publique de retrait de Bel menée par la holding en 2022.
La Cour d'appel de Paris avait rejeté ce recours, ce dont s'étaient félicité Antoine Fiévet, alors membre du directoire d'Unibel, et Florian Sauvin, président de son conseil de surveillance.
Les trois familles agissent désormais de concert. Conformément au règlement de l'AMF, le pacte d'actionnaires qu'elles ont signé prévoit le dépôt d'une offre publique d'achat simplifiée de la holding, au prix de 980 euros par action.
Le projet d'offre, pour l'instant soumis à l'examen du gendarme boursier, pourrait entraîner le retrait de la cote des actions Unibel « au cours du premier semestre 2025 », précise l'AMF.
Les actionnaires, à travers cette manoeuvre, espèrent notamment « préserver le caractère familial du Groupe Bel », « assurer la stabilité de son contrôle » et « favoriser sa transmission aux générations futures », ont-ils justifié auprès de l'AMF.
Le groupe Bel, fondé en 1865 dans le Jura, emploie environ 10 800 salariés et ses produits sont distribués dans près de 120 pays. Il a réalisé en 2023 un chiffre d'affaires de 3,6 milliards d'euros.
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