« Ce soir, on est également en situation d'échec », a expliqué Sébastien Amand, vice-président de l'Organisation des Producteurs de Normandie-Centre (OPNC), devant quelque 200 agriculteurs rassemblés sur le rond-point proche d'un site de production Lactalis, bloqué depuis lundi dernier pour obtenir une augmentation du prix du lait.
« Force est de constater que le delta (le fossé entre les positions, NDLR) entre les deux parties est trop conséquent pour qu'on puisse ce soir trouver un terrain d'entente pour espérer une rémunération des producteurs de lait en lien avec le marché mais surtout avec les difficultés sociales, financières et de trésorerie que vous vivez dans vos exploitations », a poursuivi M. Amand.
« L'état des négociations fait percevoir ou entrevoir certaines évolutions de la part de l'entreprise. Nous, il nous fallu faire des pas mais nous sommes restés dans les pas » fixés par le mandat reçu des producteurs pour ces discussions, a-t-il ajouté. « Ce soir, c'est un échec énorme. C'est vraiment triste, très triste », a déclaré pour sa part, avec presque des sanglots dans la voix, Philippe Jéhan, président de la FDSEA de Mayenne.
Une première session de négociations s'était déroulée pendant 11 heures sans succès à Paris, jeudi soir et tôt vendredi matin. La deuxième session, cette fois à Laval, avait débuté à 18 h 00 et s'est achevée peu avant 23 h 00.
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