 Pour le syndicat emmené par Philippe Collin, les OP verticales ne permettront pas de modifier le rapport de force entre producteurs de lait et collecteurs. (© Terre-net Média) |
« Le gouvernement et les syndicats sont maintenant tous d’accord pour proposer l’intégration d’un indicateur des charges alimentaires dans le calcul du prix du lait », explique la Confédération paysanne dans un communiqué.
Mais pour le syndicat, « tous les indicateurs, tous les observatoires n’auront de réelle utilité que si l’ensemble des producteurs d’un bassin sont rassemblés pour faire face efficacement aux exigences des industriels et ainsi peser pour faire reconnaître les charges des producteurs. »
Le syndicat de Philippe Collin dénonce dans le même temps « l’éclatement des organisations de producteurs voulu en son temps par l’ancien ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire », qui ne peut pas, selon lui, permettre ce rapport de force.
La Confédération paysanne appelle ainsi « l’ensemble des syndicats agricoles à demander la réécriture du décret sur les OP. Tous les producteurs du même bassin doivent avoir le même contrat et les mêmes droits, quelle que soit l’entreprise à laquelle ils livrent leur lait. D’ailleurs, la Dgccrf confirme que de tels rassemblements sont possibles dans la mesure où ils ne dépassent pas 3,5 % de la production européenne. »
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