A l’approche de l’échéance des premiers contrats laitiers signés, l’organisation de producteurs FMB Grand Ouest appelle les producteurs à la rejoindre. L’OP défend autant la cessibilité des contrats que la divisibilité des volumes.
« La contractualisation laitière rêvée par le législateur avait pour but de rééquilibrer le pouvoir de négociation des producteurs de lait face aux industriels », explique FMB Grand Ouest dans un communiqué.
« Un contrat avait été demandé aux industriels. Le législateur avait autorisé ensuite la création des organisations de producteurs censées négocier. Il en a résulté un pouvoir accru des industriels par l’intermédiaire d’OP à la solde de ces derniers, rappelle l’OP transversale. Nous approchons du terme des premiers contrats signés. Il est donc temps de se poser la question de résilier ou non son contrat pour en signer un autre, peut-être plus équilibré ou du moins un contrat qui vous rendra plus libre. »
Pour FMB Grand Ouest, il est « tout à fait possible de céder son contrat ». « Ceci est spécifié dans les contrats laitiers. Pour information, une cession de contrat peut tout à fait être recevable juridiquement de la part d’une laiterie, en notifiant simplement les coordonnées du cédant, du ou des repreneurs, du volume concerné et de la date de la cession, sans pour autant, vous engager dans une OP dont les idéaux ne sont pas les vôtres ! »
« La valeur du contrat risque de fragiliser certains repreneurs »
« Le contrat est pour l’OP FMB GO transmissible comme tous les outils nécessaires à la production laitière, tels que : le foncier, les bâtiments, le matériel, le cheptel. Il est également divisible, c'est-à-dire, cessible à plusieurs repreneurs dans le cas d’un volume trop important. L'objectif de la cessibilité pour FMB est de maintenir un maximum de producteurs sur tout le territoire. La marchandisation du contrat, quant à elle, ne fait pas l’objet d’un encadrement législatif pour le moment. C’est la loi du marché qui s’applique, favorisant pour l’heure, une restructuration à grande vitesse dans les régions à fort dynamisme, au détriment des installations de jeunes. La valeur du contrat, comme on le voit en ce moment sur certaines annonces, risque de fragiliser certains repreneurs surtout avec des prix dérisoires à la production. »
En tant qu’OP transversale, l’OP FMB Grand Ouest souhaite la possibilité de céder ou d’acquérir des contrats de laiteries différentes. « C’est tout l’esprit de la loi mise en place par le législateur afin d’équilibrer, enfin, les relations entre producteurs et industriels. » Et l’OP de dénoncer l’attitude de certaines de ces concurrentes : « FMB GO ne prive pas les producteurs de leur liberté d’entreprendre ni de celle de changer... Ce n’est pas le cas, loin s’en faut, de certaines OP. Producteurs, engagez-vous dans les OP, mais pas uniquement pour des raisons d’opportunité que vous regretterez demain. »

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