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Michel Vissault et sa femme ont trouvé un repreneur pour leur ferme avec « un projet abouti et adapté » à la structure. Mais la propriétaire d'une partie des terres veut les vendre, ce qui remet en question la reprise. L'intervention d'un investisseur extérieur va lever cet obstacle. Cet article fait partie d'une série de témoignages de cédants sur la transmission de leur ferme.
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L'exploitation : la ferme de Michel Vissault et son épouse regroupait à Rannée sur 36 ha, dont la majorité en fermage, des vaches laitières (274 000 l) et deux poulaillers labellisés "Poulets de Janzé". La suppression imminente des quotas laitiers et l'envie de réduire la charge de travail à 60 ans les conduisent à arrêter la production laitière, qu'ils remplacent par un atelier d'élevage de génisses, peu exigeant en investissements. Ils sont d'ailleurs parmi les premiers à nouer ce type de contrat avec la société Eilyps.
La stratégie de transmission :Michel Vissault et sa femme transmettent leur exploitation en 2018 à un jeune avec un projet de lait de chèvre bio.
Les investisseurs extérieurs à l'agriculture ne prônent pas que l'urbanisation.
« Le système et la ou les productions du repreneur nous importaient peu, témoignent-ils. Nous voulions transmettre notre ferme car les bâtiments étaient fonctionnels et en bon état, et le parcellaire regroupé. » Pour préparer la transmission, le couple suit une formation avec la chambre d'agriculture afin de bien évaluer leur outil lors de la reprise. « Dès le premier jour de l'inscription au RDI (répertoire départ installation), deux candidats se présentent, se souvient-il. L'un d'eux envisage la production laitière caprine et propose de garder les "poulets de Janzé", en convertissant le tout en agriculture biologique, un projet bien abouti et adapté à la dimension et aux atouts/contraintes de l'exploitation. »
Tout semble bien "se goupiller" : les bâtiments, le matériel et les stocks seront vendus en l'état, Michel termine le démarrage des dernières génisses avant de stopper cet atelier, le repreneur réorganise la stabulation pour accueillir les chèvres. Un problème survient toutefois : la propriétaire veut vendre 27 ha qu'elle louait initialement aux cédants. Heureusement, « la Safer a trouvé un investisseur, un ancien chef d'entreprise de plus de 80 ans qui achète du foncier pour le louer à des jeunes agriculteurs ». Ainsi, sept mois après sa première visite, le repreneur est installé sur l'exploitation de Michel.
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