« La Fnpl constate que les résultats économiques des exploitations laitières pour 2013 sont toujours aussi préoccupants. En 2013, le résultat courant avant impôts (Rcai) des exploitations laitières baisserait à 23.100 euros par actif non salarié, en restant inférieur de 15 % à la moyenne des trois dernières années. Les charges continuent d’augmenter en valeur de 3 % par rapport à 2012 indique la commission des comptes de l’agriculture.
La Fnpl dans ce contexte condamne l’irresponsabilité des acteurs de l’aval de la filière. L’obsession du prix le plus bas met en péril toute la filière. La menace d’une décroissance laitière en France avec ses conséquences économiques et sociales pour les producteurs de lait est réelle. Alors que tous les pays laitiers sont en pleine dynamique laitière profitant de la demande des marchés émergents, la France devient la lanterne rouge de l’Europe. Ce n’est pas une situation qui peut s’installer durablement dans un pays qui cherche de la croissance à tout prix !
Le retard du prix du lait payé aux producteurs de lait français sur le prix allemand doit se combler cette année. Ce retard est injustifiable. Ce sont 20 euros/1.000 litres de décalage enregistré depuis 12 mois. Soit 450 millions d’euros qui ont été confisqués aux éleveurs laitiers français en 2013. Au regard du niveau des revenus des producteurs de lait, c’est un luxe que les éleveurs ne peuvent pas se payer !
Comment accepter, dans ce contexte, la condamnation publique par certaines entreprises de la médiation sur le prix du lait initiée par la Fnpl en 2013. Le but de ce dispositif était d’obtenir une revalorisation du prix du lait payé aux éleveurs. Condamner la médiation, c’est renier l’action des producteurs de lait qui, sous l’impulsion de la Fnpl, ont fait pression sur les grandes surfaces pour aider les entreprises à mieux négocier leur tarifs. La Fnpl ne peut croire que des grands groupes laitiers méprisent ainsi les producteurs de lait alors que la transformation laitière fustige l’attitude de la grande distribution à longueur d’année. Cette médiation serait-elle une mauvaise idée simplement parce qu’il fallait rendre aux producteurs de lait les hausses de tarifs consenties par les Gms pour les éleveurs laitiers ?
Comment accepter, dans cette situation, le jeu dangereux de certaines enseignes de la distribution qui poussent la guerre des prix hors de nos frontières. En achetant du lait ailleurs, dans le but de faire pression sur les entreprises françaises, elles mettent en danger les exploitations laitières de nombreux producteurs. Cette attitude irresponsable est indigne de la distribution qui oublie que sa crédibilité auprès du consommateur ne peut se faire sur le dos de ses fournisseurs ! La Fnpl entend le rappeler à la grande distribution et le faire savoir ! »
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