L'acidose ruminale est une maladie métabolique des vaches laitières hautes productrices. Elle est liée à la déviation des fermentations ruminales consécutives à l'ingestion de rations riches en glucides fermentescibles et pauvres en fibres. Cela induit une diminution de la rumination et donc de la salivation, ainsi qu'une production excessive d'acides gras volatils provoquant la diminution du pH du rumen (Sauvant et Peyraud, 2010).
Une maladie sous diagnostiquée
Selon les études, la fréquence de l'acidose oscille entre 11 et 29 % en début de lactation et 18 à 26 % en milieu de lactation (O'Grady et al, 2008 - Tajik et al, 2009). L'acidose sub-clinique, faute de symptômes aisément identifiables est actuellement sous diagnostiquée en élevage, entraînant des préjudices économiques importants (chute de production, modification de la composition du lait, augmentation de la fréquence des mammites et des boiteries...).
78 % des animaux malades détectés
L'innovation porte sur le fait que cette maladie métabolique peut désormais être détectée par mesure d'absorbance en moyen infrarouge. Les données brutes issues des infralyseurs sont consolidées par un modèle animal et interprétées. La détection des animaux malades est de 78 % (sensibilité), avec des valeurs prédictives positives de 82 %. Le classement des animaux sains est de 96 % (spécificité), avec une valeur prédictive négative de 94 %.
Ce dosage est réalisable en routine sur les laits issus du contrôle de performance. A notre connaissance, c'est une première sur la scène internationale.
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