Basée dans le Maine-et-Loire, la ferme expérimentale des Trinottières conduit ses génisses dans un objectif de premier vêlage à 24 mois. Avec une conduite en vêlages groupés, les veaux nés tardivement dans la saison devront alors vêler encore plus tôt (22 mois) pour conserver le rythme. L'alimentation des génisses sevrées est alors adaptée pour atteindre l'objectif.
Avec pour recul un suivi sur 554 génisses, la ferme peut à ce jour dresser un bilan des impacts du vêlage précoce sur les performances de production de la vache.
Vêlage précoce : du lait en moins en première lactation
En première lactation, les animaux conduits en vêlage précoce feraient en moyenne 300 kg de lait en moins que ceux ayant vêlé à 33 mois. En revanche, les experts expliquent que : « corrigée du poids vif, la production laitière en première lactation est supérieure pour les animaux en vêlage précoce ou très précoce (14 kg contre 13 kg de lait/kg de poids vif). Plus que l’âge au vêlage, c’est le poids à ce stade qui semble influencer le plus la production de lait des primipares. »
De plus, si les génisses conduites en vêlage précoce sont plus légères que les autres au premier vêlage, elles rattrapent leur retard au troisième vêlage, tout en produisant autant de lait.
Mais une meilleure carrière avec +1,9 kg de lait par jour de vie
Remis face au nombre de jours de vie, les génisses conduites en vêlage précoce ou très précoce présentent en fait une meilleure carrière que les autres puisqu'elles font plus de lait par jour de vie (+1,9 kg de lait/jour de vie).
Et forcément, le coût d'élevage est inférieur puisqu'elles deviennent productives plus vite que les autres. La ferme chiffre une baisse de - 10 % de coûts d'élevage (1 463 € de coût de production pour une génisse en vêlage tardif contre 1 300 à 1 324 € pour une génisse en vêlage précoce ou très précoce).
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