76 % des personnes interrogées affirment être prêtes à réduire la part de protéines animales dans leur alimentation et à privilégier les produits « de meilleure qualité environnementale » lorsqu'ils en consomment, contre 67 % en 2017, indique cette étude.
L'enquête, publiée à l'occasion des Assises de l'agriculture, de l'alimentation et de la santé organisées par le quotidien régional jeudi et vendredi à Nantes, relève par ailleurs que près de la moitié des Français (48 %) ont augmenté leur consommation de produits végétaux au cours des deux dernières années.
Une tendance appelée à se poursuivre puisque 42 % des sondés prévoient d'en consommer davantage dans les années à venir.
Une baisse de confiance en l'appellation bio
À l'inverse, la part de la population consommant au moins de temps en temps des produits labellisés « Bio » marque le pas, après avoir augmenté régulièrement pendant plus de 20 ans. 61 % des Français achetaient des produits « Bio » en 1998, 80 % en 2011 et 87 % en 2020, contre 84 % en 2021.
Ce reflux s'explique en partie, d'après l'étude, par une baisse de confiance en l'appellation « Bio »: alors que 70 % des consommateurs lui apportaient crédit en 2008, ils ne sont plus que 52 % en 2021. De plus, 91 % des sondés estiment que les produits « Bio » sont vendus « trop cher ».
En parallèle, 86 % des Français disent vouloir privilégier dans leurs achats des marques alimentaires locales. Cette proportion varie toutefois en fonction des niveaux de revenus : alors que 92% des sondés « aisés » préfèrent les marques locales, ce chiffre baisse de 14 points dans les catégories plus modestes.
*Sondage réalisé par questionnaire auto-administré sur internet du 16 au 19 novembre 2021, auprès d'un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
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