Menu

Marché des bovinsLes cours se maintiennent en hausse en avril 2021

Les cours des bovins se maintiennent en avril 2021. (©Terre-net Média)
Les cours des bovins se maintiennent en avril 2021. (©Terre-net Média)

Les cours des bovins finis et des veaux de boucherie sont en hausse sur un an en avril 2021, et ceux des broutards se redressent, indique le service statistiques du ministère de l’agriculture. Sur l’année, les abattages sont plutôt stables, mais ceux de vaches allaitantes augmentent depuis janvier.

 

Avec 93 920 têtes, les abattages de gros bovins sont en progression de + 4,6 % sur un an en mai 2021, indique la dernière note de conjoncture d’Agreste. Les abattages de bovins mâles de 8 à 24 mois dépassent ainsi de 7,6 % en têtes le niveau de mai 2020.

Tous bovins confondus, les abattages sont néanmoins stables, à + 0,2 % sur un an, avec une hausse en vaches laitières (+ 1,2 % en têtes) et une diminution des vaches allaitantes (- 3 %). Cependant, cette tendance s’inverse depuis janvier avec des abattages de vaches allaitantes en hausse de + 1,5 %, et ceux de vaches laitières en baisse de - 1,3 %.  

Les cours des vaches restent hauts

Depuis la crise sanitaire, la demande en viande française est soutenue et continue, en mai 2021, à porter les cours : le cours de la vache de type "O" dépasse de 7,9 % le niveau de 2020 avec 3,25 €/kg carcasse en moyenne, celui de la vache "R" dépasse de 8,4 % le niveau de 2020, avec 4,08 €/kg carcasse.

Les cours des jeunes bovins sont supérieurs de 4 % à ceux de mai 2020, mais se replient par rapport au mois précédent, à 3,83 €/kg carcasse. Quant au cours du veau de boucherie, il poursuit une baisse saisonnière à 5,46 €/kg carcasse, tout en restant très supérieur au niveau d’avril 2020.

Une production de bovins finis en baisse en avril

La production de bovins finis est en hausse de 1 % en avril 2021, avec 363 000 têtes, mais cette hausse est loin de compenser le repli de 5,1 % par rapport à la moyenne quinquennale 2016-2020. Les exportations de broutards retrouvent un certain dynamisme et dépassent de 10,5 % le niveau d’avril 2020, sans pour autant égaler les niveaux d’avant la crise sur les marchés espagnols et maghrébins, précise Agreste.

Journaliste politique et économie

Réagir à cet article

Sur le même sujet