L a crise liée au coronavirus a eu un impact sur la filière bovine, mais dès la fin du confinement, les cours des femelles les mieux conformées sont repartis à la hausse, indique l’Institut de l’élevage dans ses Tendances parues en septembre. Après être descendue à 4,37 €/kg, la cotation de la vache U a dépassé les 4,50 €/kg en semaine 24, sans redescendre depuis. Quant à la vache R, la cotation dépasse les 4 €/kg depuis la semaine 26 et reste à ce niveau élevé depuis.
En revanche, la situation est plus morose pour les autres vaches : la cotation de la vache P reste stable depuis sept semaines à 2,90 €/kg, et celle de la vache O, à 3,16 €/kg est à un niveau inférieur à celui des années précédentes.
Reprise de la décapitalisation
Le rythme de la décapitalisation du cheptel allaitant est reparti à la hausse pendant l’été, avec au premier août, un effectif en diminution de -1,9 % par rapport à 2019, contre -1,7 % au 1er juin. Une situation qui s’explique notamment par la sécheresse, et la bonne cotation de la vache R. Les femelles allaitantes reculent de 54 000 têtes (- 5 % par rapport à 2019, au 1er août, contre -5,8 % au 1er juin). Les effectifs de vaches laitières diminuent également : - 65 000 vaches au 1er août 2020 (- 1,8 % /2019) contre - 54 000 vaches au 1er juin 2020 (- 1,5 % /2019).
Les cours des JB au plus bas, les abattages en hausse
Les cotations des jeunes bovins français continuent à baisser au lieu d’entamer leur remontée saisonnière, pénalisées par les difficultés des marchés grec et italien manquant de touristes. Ainsi, le JB U est descendu à 3,79 €/kg de carcasse (- 5 % par rapport à 2019), et celle du JB R tombe à 3,61 €/kg. Le niveau du JB O stagne à 3,19 €/kg.
Le dynamisme des abattages d’août a résorbé une partie du retard des abattages de JB type viande : par rapport à 2019, le surstock était estimé à moins de 15 000 têtes à la fin de la semaine 35, soit une semaine d’abattage. Le retard se résorbe aussi pour les JB type lait.
Les échanges reviennent à la normale
Progressivement, les échanges reviennent à la normale depuis juillet après avoir subi les conséquences de la crise sanitaire. Les importations et les exportations restent en dessous des niveaux de l’année précédente, avec respectivement – 10 % et – 3 %. Si les envois vers l’Italie (- 8 %) et la Grèce (- 12 %) ont souffert, la progression a continué vers l’Allemagne (+ 12 %). La consommation revient elle aussi à des niveaux plus habituels.
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