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Chez Emmanuel Letellier, éleveur laitier en Normandie, l'herbe a une part importante dans le système. Mais pour améliorer encore son autonomie protéique, il a mis en place du pâturage dynamique et des dérobées estivales. Le tout lui permettant d'atteindre 26 kg de lait avec un minimum d'achats extérieurs.
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Pour Emmanuel Letellier dans le Pays d'Auge (Calvados), l'objectif est clair : « acheter le moins de protéines possible à l'extérieur ». Cet éleveur laitier qui témoigne dans le cadre du projet Cap protéines a actionné deux leviers pour améliorer l'autonomie protéique de son exploitation :
Du pâturage dynamique et des dérobées
« L'aliment que la vache va chercher elle-même est le moins coûteux », rappelle Emmanuel qui a revu son système de pâturage en y intégrant du trèfle, « du caviar pour les vaches laitières », dit-il.
Il a aussi instauré un système de pâturage tournant en découpant des paddocks de 80 ares à 1 ha maximum de façon à offrir une parcelle pour 24 à 36 heures. « Cela m'a permis d'intensifier la production à l'hectare : avant je plafonnais à 3-3,5 t/ha, aujourd'hui je monte à 8 t/ha, et j'ai moins de variation dans le tank. » L'éleveur mesure aussi ses hauteurs d'herbe régulièrement ce qui lui permet de débrayer certaines parcelles pour les récolter en enrubannage quand la pousse le permet.
Ces dernières années, Emmanuel Letellier a aussi mis en place des dérobées estivales composées à 50 % de RGI, 25 % de légumineuses (2 sortes de trèfles) et 25 % de vesce. « Je sème ça après la moisson et le récolte au 15-20 avril pour semer du maïs derrière. Je mise sur la qualité plus que sur le volume. »
« Durant la saison de pâturage, les vaches ont 5 kg de MS de maïs à l'auge, et on augmente progressivement cette part au fur et à mesure de la saison. Pour la ration hivernale, on analyse le maïs, les dérobées et l'enrubannage pour corriger le plus précisément possible avec une protéine achetée à l'extérieur. »
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