« La situation (...) est dramatique. Le groupe est à vendre et, si aucune solution n'est trouvée d'ici au 31 mars 2018, ce sera la liquidation judiciaire ! », écrit dans un communiqué le syndicat FO, affirmant craindre un « nouveau naufrage social dans le secteur avicole ». « Il est temps que les pouvoirs publics réagissent. Ça fait des mois qu'on tire la sonnette d'alarme », a ajouté à l'AFP Nadine Hourmant, déléguée syndicale centrale FO, deuxième syndicat de Doux.
Lundi, Terrena, deuxième groupe coopératif agricole français, a indiqué qu'il ne pourrait pas soutenir « éternellement » le volailler Doux, à la recherche de 100 millions d'euros pour changer de modèle économique. « Les pertes de Doux, 35 à 36 millions d'euros par an, ne sont pas soutenables », a précisé la direction de Terrena à l'AFP.
À la CFDT, premier syndicat chez Doux, « on est inquiets mais on ne veut pas être alarmiste », a précisé à l'AFP Patricia Le Bars, déléguée syndicale centrale. « On sait que des discussions sont en cours avec un partenaire. On espère avoir un engagement d'ici peu », a-t-elle ajouté.
Le volailler breton a engagé un plan de transformation pour renouer avec les bénéfices. Il entend notamment sous-traiter sa production d'entrée de gamme dans un pays d'Europe de l'Est à bas coût, sans doute en Ukraine, et monter en gamme sur ses produits fabriqués en France. La semaine dernière, le journal Le Monde écrivait que Terrena ne soutiendrait plus financièrement le volailler après le 31 mars. « Il y a toujours eu une échéance mais le calendrier n'est pas fixe. Ce n'est pas gravé dans le marbre », a précisé Terrena à l'AFP. Doux, dont le siège est à Châteaulin (Finistère), emploie environ 1 200 personnes.
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