D'après un sondage réalisé sur Web-agri du 7 au 14 novembre 2017, plus de la moitié des éleveurs ne sont pas favorables au pâturage hivernal : 40,1 % préfèrent garder les animaux en bâtiment pour des questions pratiques et aussi parce qu'ils estiment que la pratique abîme les pâtures. 16 % ne laisseraient pas leurs animaux passer l'hiver dehors pour une question de bien-être animal. Parmi les personnes favorables, 34,8 % sont prêts à laisser leurs animaux à l'extérieur seulement si l'assolement et la disposition des pâtures s'y prêtent et 9 % seulement estiment que même si l'assolement ne s'y prête pas, il est possible de l'adapter.
Principalement pratiqué par les éleveurs allaitants qui laissent leurs animaux à faibles besoins dehors (génisses de plus d'un an, vaches taries ou bœufs), le pâturage hivernal permet de réduire les coûts d'alimentation et de logement durant la période d'hivernage. Deux pratiques sont possibles : faire pâturer les restes d'arrière saison ou les quelques repousses en apportant si besoin du fourrage en complément ou alors faire pâturer un stock accumulé sur pied au lieu de l'avoir récolté.
Quelques points peuvent poser problème : le bien-être des animaux dehors et l'impact sur les prairies. Concernant le bien-être, il ne faut pas oublier que les bovins ne sont pas aussi sensibles que nous au froid. Au Canada, les animaux pâturent même sous la neige avec la méthode du pâturage en andains.
La prairie, quant à elle, doit être conduite de façon à éviter sa dégradation (pâturage dynamique). De plus, on a tendance à croire qu'elle ne se remettra pas d'une période de piétinement. Or, l'association Défis ruraux rappelle que les trous de 8 à 10 cm ne sont pas dramatiques pour la prairie et qu'elle s'en remettra même si sa repousse au printemps peut être légèrement retardée. Si on veut tout de même éviter de dégrader les pâtures, il vaut mieux privilégier les zones stabilisées.
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