Paris, 24 fév 2015 (AFP) - Alain Juppé, candidat à la primaire Ump en vue de 2017, a demandé aux agriculteurs tentés par le vote Front national de ne pas croire aux miroir aux alouettes que leur tend ce parti, mardi lors d'une visite au Salon de l'agriculture à Paris.
« J'ai un peu de mal à comprendre » le désir de certains agriculteurs de voter FN, a affirmé l'ancien Premier ministre devant la presse. « Le Front national, c'est le refus et la dislocation de l'Europe. Sortir de la zone euro, c'est casser ce que nous avons mis 50 ans à construire », a-t-il mis en garde. De plus, « malgré toutes les imperfections de la Politique agricole commune, c'est quand même cette Pac qui a permis depuis 50 ans à notre agriculture de se développer. Je le dis à nos amis agriculteurs : ne cédons pas à une espèce de désarroi, de colère ou de révolte », a ajouté le maire de Bordeaux. Il faut « regarder très précisément ce que c'est que le programme du Front National : un programme tout à fait démagogique qui conduira les finances françaises à la catastrophe. Ne croyez pas au miroir aux alouettes que le Front national est en train de brandir devant le monde rural », a-t-il martelé.
Face au FN, qu'un récent sondage place en première position lors du premier tour des élections départementales de mars, « il faut aller à l'offensive », en apportant « trois réponses » à la montée de ce parti, a-t-il avancé. « La première réponse, c'est de défendre nos propres idées, dire ce que nous voulons », ensuite, il faut « faire des alliances. On ne gagnera pas tout seul. Plus que jamais, je dis que la solution c'est l'alliance de la droite et des centres », a ajouté Alain Juppé, régulièrement sifflé dans les meetings Ump quand il évoque une alliance entre son parti et le MoDem de François Bayrou. Mais « je contate avec satisfaction que c'est ce qu'il se passe sur le terrain. Pour les élections départementales, on le fait. C'est pour ça que je suis moins pessimiste que certains sur ces élections. Nous allons marquer beaucoup de points », a-t-il affirmé. Enfin, « il faut démonter le programme du Front National, méthodiquement, montrer qu'il ne tient pas la route (...) Notamment son programme économique, qui est une véritable aberration, un mélange de démagogie anti-européenne et en même temps, pour piper les voix de gauche, de gabegie budgétaire ». « Je pense que les agriculteurs qui sont des gens de bon sens vont le comprendre », a-t-il également affirmé.
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