« C'est la France qui finance l'agriculture française », a-t-il affirmé à l'Afp, s'appuyant sur les « 7 milliards d'euros » de contribution nette négative de la France au budget européen (la France abonde plus pour le budget de l'UE qu'elle n'en reçoit de fonds). La France est toutefois la première bénéficiaire des aides de la politique agricole commune (Pac) avec une enveloppe de 63 milliards d'euros pour les sept prochaines années (2014-2020).
Nicolas Dupont-Aignan a visité le salon pendant environ 4 heures, rencontrant des responsables des Chambres d'agriculture, des filières porcine, bovine, céréalière, des représentants syndicaux (Fnsea), mais aussi de simples éleveurs. Il a particulièrement insisté sur la crise que connaissent les éleveurs laitiers, inquiets de la baisse sur les prix que pourrait avoir la fin prochaine du système des quotas. « Il n'y a pas d'autre solution qu'un prix garanti et des quotas », a affirmé le député de l'Essonne, disant sa crainte d'un « massacre annoncé ».
Favorable à l'idée de sauver la Pac mais à la condition qu'elle soit renégociée pour rétablir ces quotas, il suggère, si cela n'est pas possible, de « renationaliser » la politique agricole. Pour lui, l'abolition des quotas « met nos agriculteurs sous pression de la baisse des prix, de l'industrialisation ». Nicolas Dupont-Aignan, pour augmenter la compétitivité de l'agriculture française, propose de supprimer les cotisations sociales agricoles et de les remplacer par une taxe « sur la grande distribution ». Est-il possible de parvenir au résultat qu'il souhaite par une négociation à Bruxelles ? « Je pense qu'on a encore une marge de négociation au niveau européen, mais il faut que l'UE ait encore la conviction que la France peut casser la baraque. ».
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