La France compte 41 foyers de grippe aviaire en élevage, dont un premier en Vendée (Ouest), a annoncé mardi le ministre de l'agriculture Julien Denormandie, évoquant une « grande source de préoccupation ».
Le dernier bilan, en fin de semaine dernière, faisait état de 26 foyers dans des élevages. Le virus avait été détecté pour la première fois dans un élevage du Nord fin novembre. La plupart des cas sont aujourd'hui recensés dans le Sud-Ouest.
« Au moment où je vous parle (...) nous comptons en France 41 foyers de contamination en élevage », a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse.
Il estime la situation meilleure que l'hiver dernier, quand l'épizootie avait été à l'origine de près de 500 foyers en élevage et plus de trois millions de volailles, essentiellement des canards, avaient été abattues.
« L'année dernière à la même époque nous étions à plus d'une soixantaine » de foyers. « Cela faisait déjà de nombreuses semaines que la diffusion du virus n'était plus du tout sous contrôle », a poursuivi Julien Denormandie.
Le ministère estimait le 31 décembre qu'entre 600 000 et 650 000 volailles avaient été abattues depuis le début de l'épizootie. Il ne communiquait pas de données actualisées mardi.
« Ce qu'on suit de plus près ce sont les zones avec la plus grande densité » d'élevages, « notamment les Landes, notamment le Gers et on a eu un cas en Vendée », a indiqué Julien Denormandie.
Il a par ailleurs défendu le confinement imposé, dès début novembre, des volailles de plein air pour éviter les contacts avec les oiseaux migrateurs porteurs du virus. La mesure, souvent vécue comme un crève-cœur par les éleveurs et dénoncée par une partie de la profession, avait été décrétée encore plus tôt, en septembre, dans les zones les plus à risque.
« Les mesures de protection étaient nécessaires. Si nous ne les avions pas prises la situation que je vous décris aujourd'hui serait beaucoup plus dramatique », a estimé le ministre.
La France est touchée pour la quatrième fois depuis 2015 par ce virus qui n'épargne pas non plus ses voisins européens.
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