Le juge des référés du tribunal avait suspendu en septembre 2020 cet arrêté du 20 juillet 2020 qui autorisait « la régulation » du renard par les lieutenants de louveterie de la Seine-Maritime de juillet à décembre 2020. Vendredi la justice a annulé l'arrêté.
Le tribunal a rejeté un à un les arguments de la préfecture. D'abord l'indice kilométrique d'abondance (IKA), qui consiste à dénombrer le nombre d'individus par kilomètre carré, est pour les renards « inférieur à la moyenne nationale et demeure, malgré une légère hausse en 2019, stable dans le département de la Seine-Maritime ». Ensuite les dégâts importants causés par le renard aux élevages avicoles dans le département mis en avant par l'administration ne sont pas démontrés selon les juges.
Le préfet évoquait en outre un « risque de propagation de maladies transmissibles à l'homme ». Mais « l'échinococcose alvéolaire, si elle s'avère être particulièrement dangereuse pour l'espèce humaine, demeure une maladie parasitaire rare et stable en France », souligne le tribunal. Surtout, « la régulation du renard dans le but de diminuer les risques de contamination est inefficace » car « elle réduit la prédation des petits rongeurs qui demeurent, majoritairement, responsables de la transmission des zoonoses », selon le jugement. Quant à la « gale sarcoptique », « il ressort des pièces du dossier » que c'est « une maladie bénigne qui se transmet rarement à l'homme et dont la guérison est spontanée ».
Ces procédures font suite à des recours déposés par les associations One Voice et la Ligue de protection des oiseaux (LPO).
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