À l'occasion d'un webinaire sur la géobiologie en élevage et ses impacts potentiels sur la production laitière, Caroline Oulhen, vétérinaire pour Eilyps, expliquait qu'un niveau cellulaire élevé rendait les animaux plus sensibles aux courants parasites (grâce à la conductivité du lait), qui eux-mêmes accentuent les problèmes de qualité du lait. Un véritable cercle vicieux...
Mais avant de jeter la pierre à l'installation électrique et d'appeler un géobiologue, la vétérinaire liste les quelques points essentiels à vérifier dans le cas d'un problème de cellules dans le troupeau :
- L'installation de traite (le premier élément à vérifier en cas de souci cellulaire non expliqué) ;
- Les pratiques et l'hygiène de traite ;
- L'entretien du matériel (changement régulier, nettoyage et désinfection) ;
- L'hygiène de la zone de couchage ;
- La place par vache dans le bâtiment ;
- La place à l'auge et la disponibilité de la ration ;
- La place et l'hygiène accordée aux vaches taries et génisses ;
- Le box de vêlage (qui se doit d'être irréprochable car les sphincters s'ouvrent avant le vêlage) ;
- La qualité du tarissement ;
- La détection des cellules et mammites ;
- La gestion des réformes et du renouvellement ;
- La qualité de l'eau (pas seulement de boisson) ;
- Sur du plus long terme, les choix génétiques (avec des taureaux négatifs en cellules) ;
- La santé globale du troupeau et son immunité.
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