La Haute-Savoie a encore étendu son dispositif de lutte contre la fièvre catarrhale ovine (FCO) après la détection de 10 foyers de sérotype 4, a indiqué jeudi la préfecture.
La découverte d'un veau malade dans le département, abattu le 7 novembre, avait conduit les autorités à définir un périmètre de 20 km autour de l'élevage avec interdiction d'en faire sortir les animaux, vaccination en urgence et dépistage de tous les cheptels. L'opération a permis depuis de déceler un total de 10 foyers, autour desquels le périmètre d'interdiction concerne désormais 184 communes. Au 30 novembre, 23.000 animaux ont été vaccinés en Haute-Savoie, sur un total de 21.000 bovins, 2.750 ovins et 1.500 caprins dans le périmètre interdit ; pour 113.200 bovins, 20.500 ovins et 8.000 caprins sur l'ensemble du département.
« La maladie se propage vite, l'objectif est de l'enrayer par la vaccination avant le printemps lorsque les moucherons, vecteurs de la maladie, réapparaissent », souligne la préfecture dans un communiqué. D'autres départements sont concernés par la maladie. L'Ain, le Doubs, le Jura, la Savoie et la Haute-Savoie sont en « zone de protection » : la vaccination contre la FCO de type 4 y est obligatoire, le transport en dehors de la zone est interdit sauf dérogation et des cheptels-témoins sont dépistés.
Les Hautes-Alpes, la Côte-d'Or, l'Isère, le Rhône, la Haute-Saône, la Saône-et-Loire et le Territoire de Belfort sont en « zone de surveillance » : le transport en dehors y est interdit sauf dérogation et des cheptels-témoins sont dépistés, mais la vaccination n'est pas obligatoire.
La FCO ou maladie de la langue bleue compte 27 sérotypes différents. La France continentale n'était jusqu'à présent touchée que par le sérotype 8, largement présent depuis 2015, le sérotype 4 se limitant à la Corse. Un cas avait également été détecté début novembre sur un bovin introduit dans un élevage de l'Allier. La FCO affecte les ruminants (ovins, bovins, caprins) mais n'a pas d'incidence sur la qualité des denrées (viande, lait). Elle constitue toutefois un sérieux frein à l'exportation des animaux et viandes françaises, aggravant la crise que traverse le secteur de l'élevage.
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