« Ces animaux seront recherchés exclusivement dans les zones où la concentration en animaux séropositifs est importante et parmi ceux présentant préférentiellement des signes cliniques de la maladie », précise la préfecture dans un communiqué, soulignant que l'État s'engageait « à ne cibler que des animaux malades ».
Selon l'arrêté, « un nombre restreint » de bêtes doivent être abattues d'ici le 31 décembre, « au maximum vingt », dans le cadre d'opérations conduites « de manière graduée et progressive » par les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Une première opération visera « quatre à cinq animaux », qui seront testés et « s'ils ne sont pas malades, les opérations cesseront ».
Un bilan sera tiré à l'issue de ce protocole « expérimental » afin que par la suite, « les opérations les plus appropriées » puissent s'intégrer dans une stratégie « pluriannuelle » visant à endiguer « l'enzootie de brucellose », dont les éleveurs de la région redoutent qu'elle ne contamine leurs troupeaux.
Le dossier de la brucellose est sensible dans le département. A l'automne 2015, la préfecture avait opté pour un abattage massif de 200 bouquetins et des défenseurs des animaux s'y étaient opposés sur le terrain et devant la justice. Seuls 70 avaient été tués. Au printemps 2016, le gouvernement avait fait machine arrière en préconisant un assainissement sélectif, au grand dam des éleveurs.
A l'époque, le nombre de bouquetins était estimé à environ 300 sur le massif du Bargy, dont 40 % atteints de brucellose.
Dans un communiqué diffusé le 11 octobre, plusieurs associations de protection des animaux avaient répété leur opposition « à tout abattage d'animaux non testés » au préalable.
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