Lely propose une formule de location de son robot repousse fourrage Juno. Un bon moyen de tester le produit avant de l'acheter. Et la marque pourrait bien aller plus loin en proposant prochainement la location de ses robots de traite Astronaut.
Investir dans la robotique, si certains ont franchi le pas, des éleveurs y songent encore. Le dernier sondage réalisé à ce sujet révèle que les éleveurs automatiseraient prioritairement la traite s'ils le pouvaient, devant le raclage, l'alimentation, le paillage et enfin la repousse du fourrage.
Mais les investissements restent assez importants. Certains se tournent alors vers du matériel d'occasion. Une option intéressante d'un point de vue économique, mais qui a ses limites (matériel moins performant, par exemple).
Depuis peu, la marque Lely propose à ses clients une nouvelle formule : la location du robot. Et notamment pour commencer avec son robot repousse-fourrage Juno. L'offre pourrait par ailleurs s'étendre prochainement au robot de traite Astronaut. Tifenn Civi, responsable commercial de Lely France, nous en dit plus sur ces formules de location dans une interview réalisée sur la Space TV :
https://www.dailymotion.com/video/x91v258
Cliquez sur l'image pour lancer la vidéo
6 €/j pour le robot repousse fourrage Juno
« Depuis un peu plus d'un an maintenant, nous proposons une offre de location à l'année pour le Juno. Le prix de base s'élève à 6 €/j. Il varie en fonction des options de l'équipement et de la durée de location », explique Tifenn Civi.
Perçu comme un achat secondaire, plutôt choisi pour réduire la pénibilité au travail, cette formule permet aux éleveurs de le tester avant l'achat. « Durant un an, ils peuvent ainsi constater les bénéfices sur leur troupeau et choisir ou non d'investir. »
Et si l'utilisateur est convaincu, la marque l'assure : les loyers versés seront déduits du prix d'achat de l'équipement.
Louer son robot de traite : pourquoi pas ?
Lely va plus loin encore et travaille aujourd'hui à une offre similaire pour son robot de traite Astronaut A5, incluant l'équipement et le service associé. « Nous avons déjà 3trois unités qui fonctionnent de cette façon aujourd'hui en France. C'est quelque chose que nous souhaitons déployer. »
Pour autant, l'offre est encore en cours de construction ; on n'installe pas aussi facilement un robot de traite qu'un repousse-fourrage. « Sur le robot en tant que tel, il y a déjà une multitude d'options possibles, mais il y a aussi un certains nombre de services associés. Il reste également à définir la durée des contrats. » À suivre donc !

Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »