« Toutes les régions sont mobilisées », et le mouvement ne s'arrêtera que lorsque les discussions avec Lactalis reprendront, a déclaré à l'AFP le secrétaire général de la FNSEA, Dominique Barrau. Les actions devant les usines seront accompagnées d'opérations de sensibilisation des consommateurs qui débuteront dans l'après-midi, a-t-il précisé. Des « circulations de tracteurs » sont par exemple prévues près de sites Lactalis en Haute-Saône, ainsi qu'un « sit-in » en Bretagne à Cesson-Sévigné, près de Rennes.
Les sections locales de la FDSEA doivent détailler dans l'après-midi les actions exactes qu'elles prévoient. Des agriculteurs se rendront dans des supermarchés en Bretagne, dans le Grand Est, les Hauts-de-France ou en Rhône-Alpes pour sensibiliser les consommateurs, avec par exemple des opérations de « stickage » (pose d'autocollants portant des slogans anti-Lactalis sur les produits du groupe), a expliqué M. Barrau.
La FNSEA avait annoncé dimanche cette mobilisation pour tenter de forcer le n°1 mondial du lait à remonter ses prix d'achat, après l'échec de deux sessions de négociations, jeudi à Paris et vendredi à Laval. En élargissant le combat à l'ensemble du pays, les producteurs de lait cherchent à augmenter la pression sur Lactalis, resté silencieux depuis vendredi. Le groupe laitier avait alors proposé une augmentation de 15 euros la tonne de lait à compter du 1er septembre, soit environ 271 euros, une proposition perçue comme un véritable camouflet par les agriculteurs, qui estiment leur coût de production à 300-320 euros au minimum la tonne.
Un producteur sur cinq en France travaille pour Lactalis, soit 20 % de la collecte française, ou 5 milliards de litres de lait collectés sur un total de 25 milliards produits annuellement en France. L'entreprise commercialise notamment les marques Lactel, Bridel, Président, Lanquetot et Roquefort Société.
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