Un élevage porcin des Landes visé par une procédure pour maltraitance, pouvant aller jusqu'à une suspension d'activité, a fait l'objet mardi de mesures d'encadrement, a annoncé la préfecture, avec interdiction d'introduire de nouvelles truies et arrêt des inséminations.
Les autorités avaient lancé cette procédure le 5 décembre après plusieurs mises en demeure restées sans effet et la publication d'une vidéo, tournée dans cet élevage de truies reproductrices, qui montrait des employés poussant des brouettes remplies de cadavres de porcelets et des truies bloquées dans la fosse à purin. Dans ces images, diffusées par l'association de protection animale Futur Asso et le journal Libération, deux employés faisaient état de salaires impayés et dénonçaient l'insalubrité du site, un manque de matériel et de main-d'œuvre, ainsi que l'obligation de tuer à la main les porcelets les plus chétifs.
Basée à Mant, dans le sud du département, la société Novoporc a été entendue mardi par la Direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP). « Compte tenu des éléments du dossier et des observations formulées par l'exploitant, la préfète des Landes suspend l'introduction de toute nouvelle truie au sein de l'élevage porcin » et « toutes les activités d'insémination », a écrit la préfecture dans un communiqué diffusé mardi soir.
La préfète a également annoncé une obligation de réaliser « sous un mois » des travaux d'aménagement « permettant le maintien sur site des truies déjà en place » et demandé une « réduction significative du cheptel ». Enfin, un suivi vétérinaire quotidien a été ordonné et la DDETSPP procédera à des vérifications hebdomadaires.
L'entreprise Novoporc, passée fin novembre sous le contrôle du géant coopératif basque Lur Berri, encourait une suspension d'activité totale. « Novoporc a engagé un important plan d'investissement de plusieurs centaines de milliers d'euros pour la rénovation du site et la mise à jour des infrastructures. Ces travaux déjà engagés visent à améliorer significativement les conditions des animaux et des collaborateurs », a réagi Lur Berri dans un communiqué transmis à l'AFP.
La coopérative agricole, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 1,3 milliard d'euros en 2022-2023, reconnaît des « dysfonctionnements » et promet de « faire du site de Mant un exemple en matière de pratiques agricoles responsables » et de « bien-être animal ». L'association Futur Asso, qui estime à un millier le nombre de truies élevées sur le site, avait demandé sa fermeture immédiate.
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