Le prix du lait 2017 n’atteindra pas un niveau suffisant pour les producteurs, permettant de reconstruire leur trésorerie. » Le président de la FNCL, Dominique Chargé, a le mérite de la franchise. En cause, selon lui, le déséquilibre de la valorisation matière grasse/matière protéique qui apparaît durable. La FNCL apprécierait que l’UE autorise le débouché de la poudre 0 % vers l’aide alimentaire, comme aux États-Unis, pour alléger le marché. Autre demande à destination de la Commission européenne : que la possibilité d’une réduction volontaire de la production, initiée l’été dernier, devienne pérenne et plus réactive. Et, pourquoi pas, responsabiliser les acteurs lorsqu’ils auraient recours à l’intervention au-delà d’une première tranche de 109 000 t.
Sur un volet plus franco-français, le président de la FNCL a rappelé son souhait d’« une refonte totale de la loi de modernisation de l’économie (LME) qui entraîne un contexte déflationniste, destructeur d’activité et d’emplois ». Sa cible : la loi Sapin II votée en fin d’année 2016. Dans une volonté de plus grande transparence, elle impose notamment de donner le prix payé au producteur dans les conditions générales de vente, avant d’entamer la négociation avec le distributeur.
Le flou profite aux GMS
Mais de quel prix parlons-nous ? Celui du produit, du segment concerné par le contrat ou celui du mix-produit global de l’entreprise ? « Donner de la visibilité sur le prix payé aux producteurs à nos clients, c’est non seulement impossible techniquement, mais c’est un non-sens commercial. Une façon de donner aux distributeurs encore plus de pouvoir dans la négociation, c’est l’intégration de nos entreprises. » Un argument qui aura du mal à convaincre la FNPL qui montre du doigt les industriels ne respectant pas la loi en refusant d’intégrer un prix du lait prévisionnel dans la négociation. « Je ne supporte plus que l’on interprète la loi sur le dos des producteurs de lait », a averti Thierry Roquefeuil, au dernier congrès de la FNPL.
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