« Élevage intensif : entre militants animalistes et industriels, qui croire ? », c'est le titre de l'article écrit par Romain Espinosa, chargé de recherche en économie au CNRS, sur le site collaboratif The Conversation France. Selon lui, « les chiffres officiels montrent qu’il y a là un paradoxe statistique, aisément compréhensible mais source d’erreurs pour le consommateur comme pour le législateur. » En d'autres termes, le consommateur a de quoi s'y perdre... Explications.
Point de vue de l'éleveur VS vécu des animaux
« En France, la très grande majorité des animaux vit dans des élevages intensifs, alors que la grande majorité des éleveurs élèvent leurs animaux dans de petites exploitations. » L'auteur évoque les porcs, les poulets et poules pondeuses, et même chose pour les bovins : « plus de la moitié des éleveurs travaillent dans des exploitations de moins de 70 vaches, tandis que près de 60 % des vaches sont élevées dans des exploitations de 70 vaches et plus. »
Il poursuit : « La définition de l’élevage français dépend ainsi de la perspective adoptée : celle des animaux ou celle des éleveurs. L’éleveur "moyen" (médian, pour être précis) est un éleveur bovin qui élève moins d’une centaine de vaches dans son exploitation. Au contraire, l’animal « moyen » est un poulet de chair élevé dans une ferme-usine à plus de 20 000 voire 50 000 poulets.
Informer les consommateurs
Des études le prouvent : les consommateurs sont demandeurs d'informations sur l'élevage. Mais les discours opposés entre les représentants de la filière et les militants animalistes ont de quoi les perturber (« qui dit vrai ? »)...
Selon Romain Espinosa, il y a un besoin de réforme du monde de l'élevage, en prenant en compte le bien-être animal en priorité, ce qui sera profitable aux petites et moyennes exploitations.
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