Avec les résultats dévoilés en février dernier, l’enquête annuelle Agrinautes, qui étudie tous les ans l’utilisation d’internet à titre professionnel par les agriculteurs français, se penche sur un certain nombre d'usages numériques : équipement, accès au réseau 4G, e-commerce, réseaux sociaux...
Le smartphone, incontournable pour accéder à internet
On sait ainsi, grâce aux conclusions de l’étude 2020, que 99 % des agriculteurs sont équipés d’un ordinateur et 70 % d’un smartphone, un chiffre en progression tous les ans. Néanmoins, « la connexion au siège de l’exploitation sur le réseau classique peine à se développer malgré toutes les promesses gouvernementales » concernant l’accès au haut-débit, constate Mikaël Ménager, directeur de Datagri. C’est donc grâce au smartphone que les agriculteurs peuvent accéder plus facilement à internet, puisque 89 % de la population agricole a accès à un débit 3G, ajoute-t-il, « un taux en augmentation de 10 points par rapport à 2019 ».
Retrouvez ci-dessous l'interview de Mikaël Ménager réalisée au Space (cliquez sur l'écran pour lancer la vidéo)
https://www.dailymotion.com/video/x91v6nw
Les éleveurs allaitants moins connectés
Internet est utilisé quotidiennement à des fins professionnelles par 86 % des agriculteurs, et 68 % sont inscrits à un réseau social, révèle également l’étude Agrinautes. 40 % déclarent ainsi avoir un compte Whats App. Les éleveurs allaitants sont un peu en retrait, avec seulement 32 % connectés à Whats App, ce qui peut être mis en lien avec un taux également plus faible de possession de smartphone (58 %).
Une attente plus forte sur les OAD
L’étude s’est également penchée sur une nouvelle tendance, celle des attentes vis-à-vis des outils d’aide à la décision (OAD). Agriculteurs comme éleveurs sont « en recherche de solutions météo », pour savoir quand traiter leurs parcelles, et d’outils permettant de lutter contre les bioagresseurs en productions végétales, explique Mikaël Ménager.
Les éleveurs ont, en outre, trois attentes spécifiques qui concernent l’alimentation du troupeau (71 % des éleveurs), la gestion des vêlages (31 %) et l’optimisation de l’utilisation des produits de traitement vétérinaires (21 %). « Un résultat étonnant, souligne le directeur de Datagri, car beaucoup de solutions existent sur le marché », notamment en ce qui concerne la gestion des vêlages, ce qui traduit sans doute une méconnaissance, de la part des éleveurs, des différents outils disponibles.
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