« Toutes les offres peuvent être améliorées et il est clair que si un repreneur veut encore déposer une offre, je ne vois pas très bien comment cela pourrait être évité », a indiqué vendredi à l'Afp l'avocate Elise Brand après une réunion avec 200 à 300 salariés à Sainte-Cécile (Manche), siège de l'entreprise.
Les repreneurs avaient jusqu'à mercredi minuit pour déposer des offres. Mais le tribunal de commerce de Coutances, qui a prononcé le 6 janvier le redressement judiciaire des Abattoirs industriels de la Manche (Aim), ne les examinera que le 6 mars. L'avocate affirme qu'un repreneur, qui était prêt à conserver 298 des près de 400 salariés de Sainte-Cécile, y a finalement renoncé en raison des exigences financières de l'actionnaire principal d'Aim, qui est aussi son fournisseur en porcs, Cap 50.
Aim a deux sites principaux : Sainte-Cécile et Antrain qui, en Ille-et-Vilaine, emploie 179 salariés. Cap 50 « exige un prix de vente trop élevé du porc », a précisé Aurélie Balleroy, déléguée Cgt du site.
Selon les salariés comme la direction, trois offres ont été déposées mais une seule concerne le site de Sainte-Cécile et ne propose d'y reprendre que 118 salariés. Cette offre provient des sociétés Declomesnil (viande de porc) et Sofiprotéol, poids-lourd des huiles et protéines végétales (groupe Avril) qui a été présidé par Xavier Beulin, le numéro un de la Fnsea. Les salariés, qui bloquent l'usine de Sainte-Cécile depuis jeudi, devaient défiler vendredi dans les rues du chef lieu de canton, Villedieu-les-Poêles, dans l'après-midi.
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