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Changement climatiqueAllonger la saison de pâturage jusqu'en hiver

Selon les disponibilités en herbe, la complémentation au champs peut s'avérer utile. (©Twitter/@olivierglinec)
Selon les disponibilités en herbe, la complémentation au champs peut s'avérer utile. (©Twitter/@olivierglinec)

Mettre en place du pâturage hivernal, ça vous parle ? Le conseiller Pascal Rougier prône un allongement de la saison d'herbe pour plus de résilience en élevage.

Le changement climatique permet à certains éleveurs de prolonger leur période de pâturage sur l'hiver. « En 2021, certaines vaches sont sorties au 20 février, avec un objectif de retour en stabulation qu'à la mi-janvier 2022 », expliquait notamment Pascal Rougier sur notre plateau TV au Space.

Le conseiller en élevage, via sa société « Conseil organic », suit notamment des éleveurs normands qui pratiquent le pâturage hivernal. Pour lui, les deux points clés sont :

- le plan de pâturage, c'est-à-dire la découpe du parcellaire, qui doit évoluer pour augmenter la durée et la rotation,

- la mise en place des chemins adaptés.

« Quant aux temps de repos, ils varient selon la pousse. L'hiver, on sera sur des cycles de 80 jours. Dans tous les cas, on s'adapte aux conditions climatiques, à la croissance de l'herbe, mais aussi aux pratiques (exemple : la complémentation au champ parfois nécessaire selon les disponibilités). »

Plus de résilience grâce au pâturage.

« Les élevages pâturants sont plus résilients, affirme le conseiller. En 2020, tout le monde a subi la sécheresse, il faut le reconnaître : on reste tributaires des conditions climatiques. »

Les dérobées prennent le relai

De retour de Nouvelle-Zélande, Pascal Rougier a testé plusieurs dérobées en pâturage. « L'objectif en intégrant des dérobées, c'est de ne pas avoir de discontinuité dans le pâturage. Plutôt que de passer par une culture annuelle pour renouveler une prairie (ce qui prive la surface de pâturage), on met en place une dérobée sans labour au 1er septembre dans la parcelle. Ce fourrage sera pâturé courant octobre, puis de nouveau au printemps. Et ensuite, on remet une prairie sous couvert d'un ensilage de protéagineux. Ainsi, trois semaines après l'ensilage, les vaches reviennent sur la parcelle. »

Retrouvez l'interview complète de Pascal Rougier au Space 2021 :

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