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Système herbagerRonan Guernion (22) : partir un mois en vacances grâce aux vêlages groupés

De juillet à décembre, c'est la période calme pour Ronan Guernion qui a fait le choix des vêlages groupés de printemps et de la monotraite. Cet éleveur laitier de Bretagne a même réussi à prendre un mois de vacances. Il revient sur les grands moments de son année et nous livre quelques éléments chiffrés de son bilan.

Ronan Guernion est éleveur laitier dans les Côtes d'Armor. En système herbager, il a opté pour une conduite en vêlages groupés de printemps. En 2019, le Cedapa l'a suivi durant les périodes charnières de sa production. Et après avoir abordé :

- la fermeture de la salle de traite deux mois l'hiver,

- la période des vêlages sur mars-avril,

- et la saison de pâturage,

il aborde dans une nouvelle vidéo la période plus calme de juillet à décembre :

Cliquez sur l'image pour lancer la vidéo

N.B. : Images tournées en 2019

« Je suis parti début octobre un mois en congés. Bien-sûr, ce n'est pas tous les ans comme ça, mais c'est bien la preuve que c'est possible. C'est d'autant plus facile dans ce système où l'activité est vraiment réduite à cette période. Il n'y a qu'à traire et suivre le pâturage. Ma remplaçante a pu faire le job sans problème. »

Pour l'éleveur, ce fut une bonne année : « Sur 59 bêtes à la reproduction, je n'ai eu que 3 vaches vides à plus de 6 semaines. Les 6 génisses ayant intégré le troupeau ont toutes pris du premier coup. Contrairement aux idées reçues, la fertilité ne sera donc pas mon premier critère de réforme. »

En ce qui concerne le pâturage, malgré quelques coups de sec, les pluies du mois de juin ont permis de bonnes repousses d'herbe après la fauche. « J'ai pu passer l'été sereinement et n'ai distribué du stock qu'à la fin du mois de septembre. Les génisses sont quant à elles parties fin juillet sur un autre site à 2 km comprenant 12 ha de prairies. »

C'est un automne très humide qui a suivi la période sèche. « En novembre, les sols étaient gorgés d'eau. Il fallait donc faire des ajustements et bien vérifier la portance avant de mettre les animaux dans une parcelle, quitte à enlever certains morceaux très humides au fil. C'est un peu du bricolage mais il faut s'adapter à la nature. » Ronan a alors privilégié de très courtes sorties à cette période : 2 à 3 h max avant de revenir en bâtiment. « Les bêtes faisaient le plein d'herbe en peu de temps, jusqu'à une demi ration d'herbe en 2 heures. »

Les animaux sont alors rentrés la nuit à partir du mois de novembre et les journées se sont raccourcies pour l'éleveur en monotraite depuis un an : « Je commence à 9 h par l'alimentation. Puis je trais et enfin je paille (à la main). C'est quasiment ce qui est le plus long. » Mais l'éleveur ne se plaint pas : la journée se termine à 12h30 environ. Par ailleurs, lorsque les animaux seront taris, il ne paille plus que tous les 3 jours.

Bien que la situation sanitaire actuelle n'a pas permis au Cedapa de tourner le nouvel épisode au printemps 2020, l'éleveur a tout de même rendu ses chiffres de l'exercice 2019 publics :

- produit lait total : 93 776 €

- coût alimentaire : 28,60 €/1000 l

- frais vétérinaires : 47 €/VL (2017 € au total)

- charges opérationnelle totales : 13 155 €

- marge brute lait : 80 621 € (496 €/1000 l)

- EBE : 54 010 € (314 €/1000 l)

- EBE/produit : 53 %

- revenu disponible/UTH : 31 205 €

Rédactrice en chef de Web-agri

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