Ne pas se fier à leur petite taille car les tiques sont des parasites très importants en santé animale. Couramment rencontrées dans nos régions, les tiques peuvent être vectrices de pathologies plus ou moins graves pour les bovins comme pour leurs éleveurs.
Les pathologies engendrées ne sont pas à prendre à la légère
Sur les bovins, les tiques se nichent principalement au niveau de la face ventrale, sur les membres, le chignon, l'encolure et près de la queue. Elles peuvent transmettre de multiples maladies aux animaux (d'après la thèse de J-B. Genouvrier, 2013) :
- la piroplasmose caractérisée par des « pissements de sang » qui peuvent devenir mortels,
- l'ehrlichiose ou « fièvre des pâtures » qui entraîne une baisse de production parfois conséquente,
- la fièvre Q provoquant des troubles de la reproduction et des avortements en étant en plus transmissible à l'Homme,
- l'anaplasmose qui peut aussi être transmise par les taons ou stomoxes et se caractérise par de la fièvre, de l'anémie, une baisse de production et des retards de croissance,
- et enfin la maladie de Lyme (ou borréliose de Lyme) dont le diagnostic est encore compliqué à établir mais qui se manifesterait pour les symptômes les plus prononcés par de l'arthrite douloureuse et handicapante (boiteries, paralysies).
Lutte chimique ou écologique : les deux ont leur importance
Il existe deux moyens de lutter contre les tiques : par la chimie ou de façon écologique. Des pulvérisations de préparation acaricide peuvent être faites sur les animaux. Les pour-on fonctionnent également. L'immunisation est envisageable avec l'injection d'un vaccin mais celui-ci n'est efficace contre certaines espèces de tiques seulement.
Plus naturellement, il vaudrait mieux éviter de mettre les vaches dans les zones à risques, souvent connues par les éleveurs. Il existe néanmoins quelques prédateurs des tiques comme les pies ou les poulets mais il ne semble pas imaginable de forcer leur cohabitation.
Les chercheurs de l'Anses, l'Inra et l'école vétérinaire de Maisons-Alfort travaillent actuellement sur les tiques et les maladies qu'elles transmettent. Ils ont d'ailleurs créé un site internet Citique sur lequel ils invitent les citoyens à aider la recherche. Pour ce faire, vous pouvez déclarer toute piqûre sur l'application pour Smartphone « Signalement tique » et envoyer la tique à un laboratoire (la scotcher sur un papier absorbant et indiquer votre nom, e-mail et date du signalement et poster le tout à : Projet Citique, laboratoire tous chercheurs, Centre Inra Grand-Est Nancy - 54280 Champenoux).
Votre email professionnel est utilisé par les sociétés du groupe NGPA pour vous adresser ses newsletters
et les communications de ses partenaires commerciaux. Vous pouvez vous opposer à cette communication pour nos partenaires en cliquant ici.
Consultez notre politique de confidentialité
pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
Notre service client est à votre disposition par mail : serviceclients@ngpa.fr.
Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire
Jules et Apolline, installés hors cadre familial : « Sans Terre de liens, ça n’aurait pas été possible »
Le fermier prioritaire sur la Safer en cas de vente
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Le gouvernement annonce des mesures agricoles face à la crise de l’énergie
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?