Les éleveurs du groupe coopératif Umotest-Coopex ne regrettent pas d’avoir pris leur destin en main, il y a quarante ans, pour valoriser leur génétique montbéliarde. En 1978, ils créent, via leur union des groupements de reproducteurs, Coopex, outil d’exportation de bétail vivant. Dix ans plus tard, Coopex force la main à Umotest pour qu’elle ne passe plus par Sersia, structure nationale sous l’égide de l’Unceia, pour exporter ses doses… mais par elle. Bien en a pris aux administrateurs Umotest de suivre cette voie.
Le résultat est là aujourd’hui. Au cours de l’exercice 2017-2018, Umotest-Coopex a vu son chiffre d’affaires bondir de 44 %, de 25 à 36 M€, et son résultat net plus que doubler, de 0,85 à 1,74 M€… Une somme ristournée à 87 % aux structures adhérentes. L’exportation de bétail (génisses montbéliardes et veaux sevrés) et de doses en est la clé. Ces deux activités pèsent les trois quarts du chiffre d’affaires du groupe, soit près de 27 M€. Au cours de cet exercice, l’activité d’exportation a progressé de près de 50 % sous l’effet d’une double croissance.
9 580 génisses gestantes exportées
Tirées par le développement du croisement Procross, les ventes de doses (678 000) ont augmenté de 5 %, à 4 M€. Et surtout les ventes d’animaux ont crû de 60 % grâce au boum du marché des génisses : 9 580 sont exportées par Coopex, soit 2 600 de plus que la moyenne des trois années précédentes. Et avec, aux dires de Coopex, des prix départ ferme stables, de 1 250 à 1 300 € pour des génisses gestantes de 3 mois.
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