« Le protocole actuel fonctionne », a-t-elle assuré dans une interview au Parisien. Quant à une vaccination générale, elle s'est dite « ouverte au dialogue, c'est une question à l'étude. On va commencer par étendre la zone vaccinale, autour des foyers de contamination ». Selon elle, « nous sommes aujourd'hui engagés dans une véritable course contre la montre contre le virus. Deux nouveaux foyers, éloignés des précédents, montrent qu'il circule. Le risque, c'est le débordement », a-t-elle souligné dans un message posté sur X.
« C'est pourquoi, j'ai décidé la mise en place d'une zone vaccinale élargie, avec vaccination obligatoire de tous les bovins, intégralement prise en charge par l'État, et des mouvements strictement encadrés », a-t-elle ajouté.
« Dans ce cadre, le dépeuplement est un arrachement, pour les éleveurs comme pour moi, autant qu'il est un dernier recours », a-t-elle encore dit, appelant à « la discipline collective. Le respect scrupuleux des règles mises en place reste notre meilleure chance d'éviter ces drames humains ».
Plus tôt dans la journée, le ministre du Commerce Serge Papin avait appelé à vacciner les bovins pour empêcher la propagation des cas, dans un contexte de mobilisation d'agriculteurs qui s'opposent à l'euthanasie de bovins ordonnée par le gouvernement. « La solution, c'est le vaccin », a-t-il affirmé, « pour éviter la propagation et contrôler cette dermatose qui est un vrai fléau ».
La dermatose nodulaire contagieuse (DNC), non transmissible à l'humain, est apparue en France en juin, en Savoie.
La stratégie mise en place depuis implique l'abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et une « vaccination d'urgence » de tous les bovins sur 50 km à la ronde. Cette stratégie est critiquée par des éleveurs et plusieurs syndicats, qui la jugent inefficace et appellent à une plus large vaccination.
Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire
Jules et Apolline, installés hors cadre familial : « Sans Terre de liens, ça n’aurait pas été possible »
Sabine et Cédric Lecointe ont investi 200 000 € dans le robot de traite GEA DairyRobot R9500
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »