Le constructeur alsacien présente sa solution d’automatisation de l’alimentation, baptisée Aura. Une nouvelle génération en rupture avec les robots d’alimentation que nous connaissons. D’ailleurs, Kuhn ne parle pas de robotisation mais de mélangeuse automotrice autonome. Cette autonomie est effective du silo jusqu’à l’auge avec une machine qui charge tous les composants de la ration, gère la pesée, mélange, distribue et repousse la ration à l’auge.
Contrairement aux autres systèmes d’automatisation, il n’est plus besoin d’approvisionner plusieurs fois par semaine une cuisine ou des trémies d’attente pour les fourrages. L’éleveur est totalement libéré de son astreinte d’alimentation. Il est aussi entièrement libre pour ses infrastructures. Aucune modification ni aménagement ne sont à prévoir dans les bâtiments, c’est la machine qui s’adapte à l’environnement existant, tout comme peut le faire une mélangeuse automotrice classique. Il suffit de définir les points d’intérêt et les parcours puis d’intégrer cette cartographie dans le module de navigation. Notons qu’Aura reste une machine compacte (2,5 m de hauteur, 1,9 m de largeur et 6,9 m de longueur), avec 4 roues motrices directrices. Le poids à vide est de 6,2 t, pour une capacité de 3 m
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. Aura se déplace à la vitesse de 7 km/h et peut franchir des pentes jusqu’à 20 %. Cette mélangeuse est équipée d’un moteur thermique de 42 kW. En option, une motorisation hybride est possible pour passer en mode électrique pendant les phases de distribution et de repousse de la ration dans les bâtiments.
Une capacité de 280 vaches
Aura dispose de deux modes de guidage : l’odométrie (capteurs sur les roues) couplée au GPS RTK en extérieur et à la télédétection laser (Lidar) en intérieur. La machine répond à toutes les contraintes de sécurité (détection, bordures sensibles, déflecteurs, etc.). La capacité annoncée d’Aura est de 280 vaches laitières en intégrant les génisses de renouvellement. Kuhn présente son nouveau concept comme une solution « accessible sur le plan financier ». Après des pré-séries livrées en élevage fin du premier trimestre 2021, les premières machines seraient disponibles à l’automne suivant.
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