Les membres du syndicat agricole contestataire sont arrivés peu après 10h00 avec une quinzaine de tracteurs portant des banderoles « Non à l'abattage », « Halte au massacre », « Touche pas ma vache » ou « Non au Mercosur, non à la réforme de la Pac ». Ils contestent l'abattage des troupeaux de bovins dont des bêtes ont été contaminées par la DNC, mesure visant à endiguer la progression de cette maladie.
La Coordination rurale, comme la Confédération paysanne, l'autre syndicat minoritaire, classé à gauche, préfère la vaccination des troupeaux pour éviter l'abattage. Les organisations ont été partiellement entendues par le gouvernement, qui a annoncé mardi l'accélération de la vaccination. L'abattage des troupeaux donne lieu depuis plusieurs semaines à des manifestations tendues, et parfois des face-à-face avec les forces de l'ordre sur les exploitations concernées.
« Imaginez-vous l'état d'esprit de ces gens-là à qui on a abattu le troupeau, fruit de générations de sélection », a dit le président de la Coordination rurale du Bas-Rhin, Paul Fritsch. Plusieurs eurodéputés français, majoritairement du Rassemblement national (RN), ont pris la parole pour soutenir la mobilisation, dont le président du parti Jordan Bardella.
« Les forces de gendarmerie ne devraient pas s'affronter avec ceux qui nous nourrissent », a lancé l'eurodéputé d'extrême droite Gilles Pennelle. L'élue Les Républicains Céline Imart, agricultrice de profession, s'est également exprimée, comme la députée française Manon Meunier (La France insoumise), longuement huée par la foule avant sa prise de parole.
Manifestants et élus dénonçaient également l'adoption prévue samedi du traité de libre-échange entre l'Union européenne et les pays sud-américains du Mercosur, auquel s'oppose la France, qui craint notamment pour son secteur agricole.
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