D’après une enquête menée en 2017 auprès de deux cents éleveurs laitiers et autant d’allaitants, les premiers seraient deux fois moins nombreux (20 % contre 55 %) à vacciner contre les maladies respiratoires. Et pourtant, leur impact en élevage laitier a des conséquences très insidieuses. Le laboratoire Boehringer Ingelheim rappelle « qu’elles peuvent occasionner une perte de 30 kg sur des génisses à 14 mois, retardant leur mise à la reproduction. L’impact sur la première lactation peut aller jusqu’à une baisse de 150 kg de lait par vache et la carrière de ces animaux est généralement plus courte ».
Soucieux de répondre à cette problématique, le laboratoire vient de mettre au point un vaccin qui complète sa gamme Bovalto.
Le Bovalto Respi Intranasal a pour spécificité de cibler les jeunes veaux. Il est actif contre deux virus fréquents en élevage : le virus Parainfluenza 3 (PI3) et le virus respiratoire syncytial (VRSB). Le premier les fragilise et les rend plus vulnérables à d’autres maladies. Le second, très contagieux, est une cause de mortalité.
Immunité possible dès 20 jours pour trois mois
Avec le Bovalto Respi Intranasal, les veaux peuvent être vaccinés à 10 jours, avec une immunité acquise 10 jours après. Et cela pour une durée de douze semaines. Les tests du dossier de l’AMM le prouvent. Ils attestent aussi que cette vaccination très précoce n’interfère pas avec les anticorps maternels. Que le veau ait bu (ce qui est recommandé) du colostrum ou pas, le délai de la mise en place de l’immunité et la durée de l’immunité ne sont pas affectés.
Zéro risque de blessure de la muqueuse nasale
L’autre spécificité de ce vaccin est d’être accompagné d’un applicateur innovant qui simplifie son administration. Pas de risque de blesser l’animal qui peut bouger en introduisant trop loin la canule dans les naseaux, au risque de léser la muqueuse. La canule est bloquée par un disque « stoppeur »… Astucieux. Ces canules sont dimensionnées pour provoquer un spray fin en produisant des gouttelettes de 30 à 100 microns de diamètre… C’’est ce qu’il faut pour ne cibler que la muqueuse ou éviter des pertes de produit par écoulement.
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