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Maïs fourrageLa date de floraison du maïs conditionne celle de l'ensilage

Noter la date de floraison aide les éleveurs à planifier celle de récolte du maïs fourrage. Cette année, les maïs sont en avance, les floraisons vont être précoces. (Article initialement paru le 09/07/21, mis à jour le 01/07/22)

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« Connaître la date précise de la floraison améliore la prévision de la date de récolte », rappellent les experts maïs fourrage d'Arvalis. On parle là de floraison femelle, c'est-à-dire l'apparition des soies à la pointe des épis (non visible à l'extérieur de la parcelle, ce stade arrive en général 8-10 jours après la sortie des panicules au sommet des plantes), phénomène bien visible depuis le bord du champ.

« La date de floraison du maïs, c’est le jour où la moitié des plantes ont des soies visibles à l’aisselle des feuilles. C’est le premier indicateur de la précocité de la culture. » Arvalis recommande de bien noter la floraison pour bien prévoir la date de l'ensilage car il faut, à partir de ce stade, entre 550 et 700 degrés-jour (base 6-30°C) selon la précocité de la variété pour atteindre le stade de récolte plante entière (pour rappel : 32-33 % MS). « Cela représente de 45 à 70 jours selon les régions et le climat », explique Michel Moquet, ingénieur fourrage.

2022 : un début de campagne très chaud

Les experts d'Arvalis notent 8 à 10 jours d'avance des floraisons par rapport à la normale (et un écart encore plus important avec l’année dernière, relativement tardive). « L’observation des parcelles débutera dès fin juin - début juillet dans les régions les plus précoces (Poitou, Centre, Rhône-Alpes…), jusqu’à la dernière décade de juillet en Bretagne, Normandie, Hauts-de-France. »

« Les semis ont été relativement groupés cette année, pour l’essentiel entre le 20 avril et le 5 mai. Les maïs implantés en bonnes conditions ont démarré très vite, avec des températures largement supérieures aux normales. Depuis début mai, l’excédent est en moyenne de 100° en cumul base 6. Le mois de mai a été sec, puis les orages de juin ont en partie réduit le déficit hydrique avant d’entamer la phase la plus sensible du cycle. »

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