Par endroits, les maïs ont été exposés à des orages accompagnés de grêle. Conséquence, des dégâts plus ou moins variables, qui peuvent poser question sur la pérennité de la culture et un éventuel resemis.
Des cartes de Météociel relevant les impacts de foudre témoignent de ces perturbations climatiques :
Après un épisode de grêle, le pronostic sur maïs dépend de plusieurs facteurs :
- le stade des plantes ;
- une grêle plus ou moins accompagnée d’eau : grêle "sèche" par opposition à grêle "mouillée" ;
- la présence de vent tourbillonnaire ou non ;
- l’orientation des grêlons et celle des rangs de maïs par rapport à la grêle ;
- la taille des grêlons.
Dans tous les cas, le bon pronostic ne peut être fait immédiatement : il faut attendre plusieurs jours pour estimer réellement les impacts sur le devenir de la culture.
En cas de dégâts de grêle sur une parcelle, deux questions sont essentielles :
- la densité de plantes viables restantes justifie-t-elle un resemis ?
- si le resemis est préconisé, la date calendaire permettra-t-elle à une nouvelle culture d'arriver à maturité ?
Souvent une culture grêlée est encore capable de développer un potentiel correct. Le resemis de maïs ne doit s’envisager que pour des parcelles dont la densité aurait été réduite de plus de 60 %, soit en dessous de 40 000 plantes pour des variétés précoces. Il faut tenir compte du fait qu’un resemis coûte cher, que le potentiel de rendement sera réduit pour des semis de fin juin et qu’on arrive en limite de date pour pouvoir récolter un maïs fourrage à maturité. Si les dégâts sont importants, l’implantation d’une espèce fourragère en dérobée peut être un choix moins risqué.
En cas de resemis de maïs, il est recommandé de détruire les plantes restant en place, car elles ne peuvent que gêner le développement de la nouvelle culture.
Des maïs versés
Concernant la verse, la marche à suivre est assez similaire : il faut attendre quelques jours afin d’évaluer la situation. Si la culture doit se relever, elle le fera dans les cinq à sept jours suivant l’épisode tempêtueux. Les maïs pourront se trouver plus ou moins coudés par la suite mais sans forcément mettre la culture en péril, surtout si la verse se manifeste avant la floraison.
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